Culture
une compétence… pas vraiment obligatoire
En France, la culture est ce qu’on appelle une compétence partagée entre l’État et les collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions). Concrètement, cela signifie qu'elle n’est pas strictement obligatoire. La plupart des actions culturelles reposent sur la volonté politique des territoires, plus que sur une obligation légale. Même si quelques domaines précis sont obligatoires (archives, lecture publique…), cela reste une petite partie des politiques culturelles.
En résumé : la culture n’est pas imposée par la loi mais elle peut être investie partout. Et surtout, elle repose sur une dynamique collective et volontaire
Les droits culturels : une idée clé aujourd’hui
Les droits culturels viennent compléter cette vision. Ils reposent sur un principe simple : chacun a le droit de participer à la vie culturelle, d’exprimer sa culture et de voir son identité respectée. Ce principe est reconnu depuis longtemps, notamment dans l' Organisation des Nations unies avec la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), qui affirme que : "toute personne a le droit de prendre part à la vie culturelle". Ces droits ont ensuite été précisés, notamment avec la Déclaration de Fribourg (2007), qui définit la culture comme tout ce qui permet à une personne de se définir, s’exprimer et vivre dignement (langues, traditions, modes de vie, etc.).
Pourquoi c’est important pour les politiques publiques ?
Aujourd’hui, la loi française (notamment la loi NOTRe) insiste sur un point essentiel : les politiques culturelles doivent être pensées dans le respect des droits culturels. Cela change la manière de voir la culture : on ne parle plus seulement d’équipements (médiathèques, salles…) mais aussi de participation des habitants et de reconnaissance de toutes les cultures présentes sur un territoire
Autrement dit :
La culture n’est pas juste une politique parmi d’autres. C’est une façon de penser toutes les politiques publiques (social, éducation, ruralité, etc.)

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